Sur scène, La Grande bagarre, se déploiera dans un espace vide, un dispositif simple mais vibrant, une arène abstraite où se joue une bagarre sans fin.
Un trio s’organise pour faire exister l’histoire d’un conflit. Dans une ligne narrative en flux tendu, deux personnages s’affrontent, s’empoignent, se repoussent, alors qu’un troisième gravite autour d’eux, se bat contre lui-même et parfois se jette dans le tas. Leurs souffles et leurs coups résonnent dans la salle.
Ces trois personnages racontent la vie des Frères Dassler, une réflexion métaphysique sur nos propres dualités. L’un.e mène le récit, les deux autres brouillent les pistes, doutent, interrompent, contredisent. Est-ce qu’ils cherchent à gâcher l’histoire ou à la révéler ?
C’est tragi-comique, démesuré, presque mythique. On rit et on est saisi par la performance physique, par l’énergie brute des corps. C’est comme un rite, comme une danse.
C’est un spectacle vivant, démesuré, presque bancal et surtout joueur. Une grande bagarre qui essaye désespérément de devenir une grande histoire. Une expérience explosive, invitant le spectateur à observer comment une rivalité intime devient métaphore universelle du conflit humain et du pouvoir de création.