CRÉATION 2002
D’après des textes de Antón Reixa et Oscar Gómez Mata 

Cerveau cabossé 2 : King Kong Fire

Machination pour altérer le prix des choses 5 : Les autoroutes sont toujours éloignées des gorilles sauf dans le cas des parcs zoologiques urbains qui sont proches des autoroutes, mais QUE DOIVENT PENSER LES GORILLES DE TOUT ÇA ?

 

Tout le monde est un. Tout le monde fait le même personnage… Partant de ce constat, L’Alakran pénètre, mêlant les voix de ses différents protagonistes, dans la vie et dans la tête de Valentin Ressentit, l’être humain type.
À travers lui, ce sont toutes les postures de l’humain que les acteurs de la compagnie vont mettre en branle et figurer.

Cerveau cabossé 2 : King Kong Fire est adapté de textes d’Antón Reixa, artiste galicien à l’œuvre protéiforme, professeur de langue et littérature galiciennes, fondateur du groupe poétique Rompente, compositeur et chanteur du groupe Os Resentidos, réalisateur de montages multimédia et de vidéo, cinéaste, acteur et journaliste. Bien qu’il ne soit pas à proprement parler d’un auteur de « pièces », son écriture appelle et provoque le théâtre. Percutante et ironique, elle prend tour à tour des allures de manifeste poétique, de farce politique, traversée par un souffle surréaliste. À la croisée du cabaret, de la sitcom, de l’art brut, de la performance et de la tragédie grecque : un cocktail à base de quotidien, détonnant et savoureux.

Pour ce nouveau spectacle, Oscar Gómez Mata a rassemblé plusieurs textes de Reixa afin de composer un ensemble théâtral à géométrie variable, qui se nourrit aussi bien des arts plastiques, de la danse que de la musique et de la peinture. Cerveau cabossé 2 : King Kong Fire est le produit aventureux de cette enquête amoureuse. Un spectacle qui souffle le chaud et le froid, assume ses contradictions, sort de ses gonds, traque l’intime, va au contact du monde, s’adresse au spectateur et pense encore que l’art peut apprendre à vivre (et à mourir). Un théâtre classique, en somme !?

C’est l’histoire d’un humain, « l’être humain type », c’est-à-dire vous, moi et quelques milliards d’autres… Rien que ça ! L’histoire de quelqu’un qui tente de se colleter à la réalité : se lève, court, s’effondre, prend des coups et en donne, dit oui, dit non, s’émerveille, se perd et se retrouve dans le dédale des mots, la nausée de l’actualité, l’immensité du cosmos, le chaos des corps. Qui ne se souvient pas du sentiment de vertige éprouvé, enfant, à l’ouverture du dictionnaire : derrière tous ces mots inconnus, combien de secrets inavouables, d’univers à double fond, de mystères à percer, aiguisant violemment notre goût de la découverte ! … Ce geste inaugural – chercher le mot « pute »

Cette histoire, ils seront cinq à la raconter, se la disputer, l’incarner, s’en éloigner pour mieux y revenir, la montrer et le démonter à vue. Dans une grande sarabande des sens et des idées, c’est un peu comme si les comédiens pénétraient à l’intérieur de leur propre cerveau pour en agiter et en exposant les fantasmes, les peurs, les désirs et les rêves. Troublante et excitante opération qui donne naissance à un kaléidoscope grave et endiablé. Cinq comédiens prêts à tout et capables de toutes les bêtises, les beautés et les métamorphoses pour mettre en jeu et en partage cette histoire qui se lit comme le récit foisonnant et baroque d’une initiation au monde. Le portrait éclaté d’enfants d’un siècle qui donne le tournis.

Mise en scène et traduction
Oscar Gómez Mata
Jeu
Fabien Ballif, Pierre-Isaïe Duc, Antonio Buil Pueyo, Oscar Gómez Mata, Pierre Mifsud, Espéranza López et Delphine Rosay
Conception espace scénique
Jean-Luc Farquet, Oscar Gómez Mata et Serge Perret
Costumes
Juncal López
Lumière et régie
Luc Gendroz
Son
Serge Amacker et Charles Wicki 

Administration, production et diffusion
Barbara Giongo
Production
Compagnie L’Alakran, Théâtre Saint-Gervais Genève, Le Cargo, Maison de la Culture de Grenoble
Photos
Steeve Iuncker
Avec la collaboration de
L’Arsenic – Centre d'Art Scénique Contemporain

Dates